Mon cheval est fourbu, la route est poussiéreuse,
À l’horizon, le lit d’un nuage se creuse,
Encor teinté de sang. Je t’entends murmurer,
Mais non, c’était le vent, j’aurais pourtant juré…
mardi 4 février 2014
lundi 3 février 2014
Veilleur
Dans la guérite gît la pauvre sentinelle,
Ses rêves d’être deux, d’aimer sous les tonnelles
Sont morts. Juste au-dessus se perche un corbeau noir
Aux ailes déployées, polies comme un miroir.
Ses rêves d’être deux, d’aimer sous les tonnelles
Sont morts. Juste au-dessus se perche un corbeau noir
Aux ailes déployées, polies comme un miroir.
dimanche 2 février 2014
Non-être
La ligne se défile et fond dans le décor,
Dure comme un rasoir et floue comme un remords.
Le monde est déchiré dans l’extrême silence,
Au-delà, le néant qui bouillonne d’absence.
Dure comme un rasoir et floue comme un remords.
Le monde est déchiré dans l’extrême silence,
Au-delà, le néant qui bouillonne d’absence.
samedi 1 février 2014
Dissolution
Sous la nue grise et drue, même les pierres pleurent ;
Ainsi vont les tambours de guerre aux pauvres heures
Et les vivants n’ont rien que leur ardu chemin,
Les pieds lourds dans la terre et vers le ciel les mains…
Ainsi vont les tambours de guerre aux pauvres heures
Et les vivants n’ont rien que leur ardu chemin,
Les pieds lourds dans la terre et vers le ciel les mains…
vendredi 31 janvier 2014
Juste au bord
La terre est amoureuse, elle attire les corps
En leur substance nue que le temps mène encor.
Là-haut, quelque alouette au-dessus des sillons
Salue. Vaine, une larme tombe ; nous prions.
En leur substance nue que le temps mène encor.
Là-haut, quelque alouette au-dessus des sillons
Salue. Vaine, une larme tombe ; nous prions.
jeudi 30 janvier 2014
Œillets
Au bord de la fenêtre il y a quelques fleurs,
Pétales délicats d’indicible candeur.
Exhalés par le cœur sont des parfums suaves,
Ils déchirent le temps comme fend une étrave.
Pétales délicats d’indicible candeur.
Exhalés par le cœur sont des parfums suaves,
Ils déchirent le temps comme fend une étrave.
mercredi 29 janvier 2014
Forget-me-not
Dans le pré, je cueillais ces petites fleurs bleues.
J’avais six ans à peine, un âge fabuleux.
J’étais un chevalier, Maman était ma reine
Et rien dans cette offrande qui ne se reprenne…
J’avais six ans à peine, un âge fabuleux.
J’étais un chevalier, Maman était ma reine
Et rien dans cette offrande qui ne se reprenne…
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