Du pommeau de sa canne il désignait la mer,
Avec sa rage verte et son ciel à l’envers.
Il disait : « C’est fini, les nuages se taisent »
Et les enfants criaient, du haut de la falaise.
lundi 5 mai 2014
dimanche 4 mai 2014
Basse fréquence
Opus majeur, un ton sous le seuil auditif,
Tu grondes contre l’homme au travail inventif
Qui pollue terre et mer, sans remords et sans honte.
Ô ma planète belle, où en est le décompte ?
Tu grondes contre l’homme au travail inventif
Qui pollue terre et mer, sans remords et sans honte.
Ô ma planète belle, où en est le décompte ?
samedi 3 mai 2014
Répercussion
Peau d’antilope ou peau de lion, les tambours sonnent
À la cour de Castille, l’on bat la chaconne.
Au rythme lent de ces tambours, les pas se font
Loin du désert où la gazelle a fui le lion.
À la cour de Castille, l’on bat la chaconne.
Au rythme lent de ces tambours, les pas se font
Loin du désert où la gazelle a fui le lion.
vendredi 2 mai 2014
Siamois
Jamais au grand jamais deux chats ne se confondent
Où sont donc les sosies des chats ? Ils vagabondent
Ailleurs, dans le miroir des rêves des humains.
Veilleurs des univers … et nous sur le chemin.
Où sont donc les sosies des chats ? Ils vagabondent
Ailleurs, dans le miroir des rêves des humains.
Veilleurs des univers … et nous sur le chemin.
jeudi 1 mai 2014
Cuirasse
Sapant des flagorneurs l’évidente façade,
Ayant la peau rebelle à tout baume ou pommade,
Autonome tu vas, sans jamais que ton cœur
Ne paraisse touché du fond de ton bunker.
Ayant la peau rebelle à tout baume ou pommade,
Autonome tu vas, sans jamais que ton cœur
Ne paraisse touché du fond de ton bunker.
mercredi 30 avril 2014
Céleste vision
Gueules sur champ d’azur, les nuages dévorent,
En chimères outrées, les pans de ciel encore
Et rien ne leur échoit, que le regard perdu
D’un vagabond gisant sur l’herbe du talus.
En chimères outrées, les pans de ciel encore
Et rien ne leur échoit, que le regard perdu
D’un vagabond gisant sur l’herbe du talus.
mardi 29 avril 2014
Śīrṣāsana
Ainsi posé, conscient de la chute imminente,
Et se nourrissant d’elle, en souplesse, il invente,
En son âme, l’aplomb qui convient à l’instant,
À cette finitude, infiniment, s’attend.
Et se nourrissant d’elle, en souplesse, il invente,
En son âme, l’aplomb qui convient à l’instant,
À cette finitude, infiniment, s’attend.
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