Il boit le paysage au gouffre de ses yeux,
Regroupant les couleurs, les ordres mystérieux ;
Ses groupes à leur tour conduisent à des schèmes,
Un nuage de sens qui touche au réel même.
mercredi 14 août 2013
mardi 13 août 2013
Vaticane
Les eaux n’ont pas failli, submergeant la Cité
Qui gardait en secret les livres habités.
Le grondement des flots veut vaincre le murmure,
Immanent dans les mots des Saintes Écritures…
Qui gardait en secret les livres habités.
Le grondement des flots veut vaincre le murmure,
Immanent dans les mots des Saintes Écritures…
lundi 12 août 2013
Couche limite
Quelle forge subtile a-t-il fallu naguère
À cette noire épée gravée de noms de guerre ?
Entre son fil et moi, l’espace d’un cheveu,
C’est la juste épaisseur de la vie que je veux.
À cette noire épée gravée de noms de guerre ?
Entre son fil et moi, l’espace d’un cheveu,
C’est la juste épaisseur de la vie que je veux.
dimanche 11 août 2013
Rétrospective
Allongée sous le chaume épais de longue paille
Elle gît, ressassant les visions de bataille,
Aux temps verts de la vie, quand, leste et délurée,
Sa main tenait l’épée sans jamais différer.
Elle gît, ressassant les visions de bataille,
Aux temps verts de la vie, quand, leste et délurée,
Sa main tenait l’épée sans jamais différer.
samedi 10 août 2013
Bucolique
Des fagots entassés au fond d’une charrette,
Un baril, de la paille, une jolie soubrette
Emplissent mon regard. La saynète bascule.
Un sentier que je prends, droit vers le crépuscule.
Un baril, de la paille, une jolie soubrette
Emplissent mon regard. La saynète bascule.
Un sentier que je prends, droit vers le crépuscule.
vendredi 9 août 2013
Mont-joie
En tas, les pierres s’offrent au regard des passants
Sans qu’aucun d’eux ne sache où le feu et le sang
Furent versés, ni quand. Écoutez donc les pierres,
Elles ont à conter des histoires guerrières.
Sans qu’aucun d’eux ne sache où le feu et le sang
Furent versés, ni quand. Écoutez donc les pierres,
Elles ont à conter des histoires guerrières.
jeudi 8 août 2013
Rien à déclarer
Je n’ai pas peur, je n’ai rien ici qui m’aliène.
Au fond du baluchon, les amours sont anciennes,
Elles ont fait long feu (le cœur a ses raisons),
Les cendres vont au vent, j’ai perdu ma maison.
Au fond du baluchon, les amours sont anciennes,
Elles ont fait long feu (le cœur a ses raisons),
Les cendres vont au vent, j’ai perdu ma maison.
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