J’écrivais leur histoire, ils furent vingt et cent,
À chaque goutte d’encre une goutte de sang.
Les feuillets s’empilaient comme les corps en terre,
Aussi loin que l’on aille échoyaient les mystères.
mardi 14 janvier 2014
lundi 13 janvier 2014
Mandala
Fleur, forêt, bistre, ciel, l’air envahit l’éther.
Le cercle fuit sa forme et tout est fragmentaire.
Au-delà, se répand comme l’eau la beauté.
En dedans le cristal de l’hiver en été.
Le cercle fuit sa forme et tout est fragmentaire.
Au-delà, se répand comme l’eau la beauté.
En dedans le cristal de l’hiver en été.
dimanche 12 janvier 2014
Soldat
Bien que, si fort aimé, vous fûtes solitaire
Et le corps de l’armée, votre chair singulière,
Hors de la jugulaire, où l’être se remet ?
Reste alors la colère et vous n’en pouviez mais.
Et le corps de l’armée, votre chair singulière,
Hors de la jugulaire, où l’être se remet ?
Reste alors la colère et vous n’en pouviez mais.
samedi 11 janvier 2014
Flottaison
La barque était ancienne, il fallait écoper,
Nous écoutions alors le clapot syncopé,
Nos mains entrelacées, nos rames paresseuses
Et le Lot y frottait ses hanches langoureuses.
Nous écoutions alors le clapot syncopé,
Nos mains entrelacées, nos rames paresseuses
Et le Lot y frottait ses hanches langoureuses.
vendredi 10 janvier 2014
Yoga
Mains unies, le profil d’une lame d’épée,
L’air autour vibre encor, dans des ondes drapé,
L’être alors se dilate, en sa coalescence
Et la Joie se répand, dévorant la souffrance.
L’air autour vibre encor, dans des ondes drapé,
L’être alors se dilate, en sa coalescence
Et la Joie se répand, dévorant la souffrance.
jeudi 9 janvier 2014
L’année dernière
Pièces de Marienbad faites d’os et de pierre,
Êtes-vous au secret de qui prend la dernière ?
Ôtez-vous de ma route et laissez le destin
Choisir. Le monde est beau. Fuyez dans les lointains.
Êtes-vous au secret de qui prend la dernière ?
Ôtez-vous de ma route et laissez le destin
Choisir. Le monde est beau. Fuyez dans les lointains.
mercredi 8 janvier 2014
À terre
Murailles abattues, caves, douves comblées :
Dérision, ce château qui tant faisait trembler
N’est plus qu’un champ pareil aux autres de la plaine.
Au creux de cette terre un merle se promène.
Dérision, ce château qui tant faisait trembler
N’est plus qu’un champ pareil aux autres de la plaine.
Au creux de cette terre un merle se promène.
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