Le jaquemart, tic-tac, usiné dans le bronze,
Avec beaucoup de tact, a évité les onze
Heures, depuis le jour où, sous le beffroi, tu
M’as dit, sans larmes : « Non », ces trois lettres qui tuent.
mardi 21 janvier 2014
lundi 20 janvier 2014
Troisième dimension
L’eau noire de l’aven étale son miroir
Où seules les étoiles ont le droit de se voir.
Au bord, je prie, penché, le vertige me pousse,
Alors je me retiens, doigts crispés dans la mousse.
Où seules les étoiles ont le droit de se voir.
Au bord, je prie, penché, le vertige me pousse,
Alors je me retiens, doigts crispés dans la mousse.
dimanche 19 janvier 2014
Défilé
C’était comment la vie ? J’avais serré les voiles
Et le grain se ruait sur la coque tombale.
Il me semblait sentir les vagues cadencées,
Que chacune comptait un jour de mon passé.
Et le grain se ruait sur la coque tombale.
Il me semblait sentir les vagues cadencées,
Que chacune comptait un jour de mon passé.
samedi 18 janvier 2014
Trajet
À l’orée de ta peau, la vapeur se fait goutte
Et coule doucement sur de secrètes routes
Où passe la chaleur de ton âme et ton corps,
Puis tombe dans la vasque, en ondes vers le bord.
Et coule doucement sur de secrètes routes
Où passe la chaleur de ton âme et ton corps,
Puis tombe dans la vasque, en ondes vers le bord.
vendredi 17 janvier 2014
Dernier vol
Ces ailes de tilleul accrochées sans malice
Aux rameaux dénudés, se retiennent puis glissent
Attirées par les flaques blanches, dans la cour,
De la lune immobile, en ce beau froid qui sourd.
Aux rameaux dénudés, se retiennent puis glissent
Attirées par les flaques blanches, dans la cour,
De la lune immobile, en ce beau froid qui sourd.
jeudi 16 janvier 2014
L’amour
Silence étourdissant, musique dans l’éther,
Ce vide de l’extase où se crée l’univers,
Elle est. Sans lendemain, dans l’absence du temps,
Vers l’âme, vers le cœur, elle exulte, elle tend.
Ce vide de l’extase où se crée l’univers,
Elle est. Sans lendemain, dans l’absence du temps,
Vers l’âme, vers le cœur, elle exulte, elle tend.
mercredi 15 janvier 2014
Un moment
Les sansonnets volaient en formation compacte
Et je marchais, vaincu, ne sachant l’heure exacte
Où les anges viendraient quérir les âmes nues.
Le vent me tiraillait, le temps était venu.
Et je marchais, vaincu, ne sachant l’heure exacte
Où les anges viendraient quérir les âmes nues.
Le vent me tiraillait, le temps était venu.
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