À Vaison-la-Romaine, on avait tout largué,
Posant sur le pavé les choses reléguées.
Le cerf-volant sans but, sa toile qui faseye,
Irait-il aussi loin que le port de Marseille ?
mardi 28 janvier 2014
lundi 27 janvier 2014
Grandes marées
Ton pardon, je l’attends comme une vague chaude,
À toi dont la vie va sur l’estran et maraude,
Enveloppant mes peurs d’une écume de ciel
Et mes manques d’un chant de baleine éternel.
À toi dont la vie va sur l’estran et maraude,
Enveloppant mes peurs d’une écume de ciel
Et mes manques d’un chant de baleine éternel.
dimanche 26 janvier 2014
Hypogée
Dommage, il y avait dans ce marbre des veines
Étrangement tordues, comme si l’inhumaine
Idole ensevelie palpitait dans le noir,
Guettant sa proie mortelle au tréfonds du manoir.
Étrangement tordues, comme si l’inhumaine
Idole ensevelie palpitait dans le noir,
Guettant sa proie mortelle au tréfonds du manoir.
samedi 25 janvier 2014
Hallier
Tes cheveux libérés par la brise du soir
Me font signe d’aller tout près de toi m’asseoir
Quand la haie mimétique en cadence se bouge,
Une bryone y tend ses vrilles et baies rouges.
Me font signe d’aller tout près de toi m’asseoir
Quand la haie mimétique en cadence se bouge,
Une bryone y tend ses vrilles et baies rouges.
vendredi 24 janvier 2014
Hibernation
Et la terre sanglote à recevoir tant d’eau,
Sa vêture de blé frissonnant sur son dos…
Rats des champs et mulots dans son giron sommeillent
En rêvant des moissons. La terre mère veille.
Sa vêture de blé frissonnant sur son dos…
Rats des champs et mulots dans son giron sommeillent
En rêvant des moissons. La terre mère veille.
jeudi 23 janvier 2014
Dyschronie
Le clavier sentait bon la patine du cuir,
La lueur de l’écran donnant des tons de cire.
À côté l’unité centrale clignotait,
Toute parée de bois, de cuivre, elle exultait.
La lueur de l’écran donnant des tons de cire.
À côté l’unité centrale clignotait,
Toute parée de bois, de cuivre, elle exultait.
mercredi 22 janvier 2014
Récréation
Les mots chahutent dans la cour des souvenirs,
De la cohue saillent les verbes sans trahir
Le sens. Soudain les noms me somment puis me poignent.
À l’encan le chaos prend forme et la vie gagne…
De la cohue saillent les verbes sans trahir
Le sens. Soudain les noms me somment puis me poignent.
À l’encan le chaos prend forme et la vie gagne…
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