Mon gueuloir est bâti sur mes noires pensées,
Des voûtes de grès rouge aux formes insensées.
Dans les soubassements de ma vaine conscience,
Au soir, j’y vais hurler toute mon impuissance.
lundi 14 avril 2014
dimanche 13 avril 2014
Barrière
Les coraux sont des fleurs en offrande aux noyés,
Cimetières marins des âmes effrayées.
Leur chant va palpitant dans la mer qui respire
Et les bateaux parfois sur les coraux chavirent…
Cimetières marins des âmes effrayées.
Leur chant va palpitant dans la mer qui respire
Et les bateaux parfois sur les coraux chavirent…
samedi 12 avril 2014
Révélation
L’icône fut trouvée derrière la cloison,
Depuis longtemps soustraite à la vue, l’oraison,
Peinte sur du tilleul venant du monastère,
Au fond des yeux du Christ, un voile de mystère.
Depuis longtemps soustraite à la vue, l’oraison,
Peinte sur du tilleul venant du monastère,
Au fond des yeux du Christ, un voile de mystère.
vendredi 11 avril 2014
Des talus
Faut-il que l’épareuse une à une détruise
Au bord de nos chemins les mille fleurs exquises,
Oseilles, carnillets, de vieux rose parés,
Clochettes de consoude ou pervenches serrées…
Au bord de nos chemins les mille fleurs exquises,
Oseilles, carnillets, de vieux rose parés,
Clochettes de consoude ou pervenches serrées…
jeudi 10 avril 2014
Principe
Le cercle est immanent, tous les êtres le savent,
Aucun ne le possède, aucun n’en est esclave,
Il occupe l’espace, il étire le temps,
Rien de lui ne s’impose, invisible, et pourtant…
Aucun ne le possède, aucun n’en est esclave,
Il occupe l’espace, il étire le temps,
Rien de lui ne s’impose, invisible, et pourtant…
mercredi 9 avril 2014
Angle de vue
Au creux de l’arbre mort stagne un petit peu d’eau.
Les insectes y vont faire des glissandos
Puis se sèchent sans bruit, dans quelque mousse fine,
Un microcosme plein. La vie n’est pas mesquine.
Les insectes y vont faire des glissandos
Puis se sèchent sans bruit, dans quelque mousse fine,
Un microcosme plein. La vie n’est pas mesquine.
mardi 8 avril 2014
Arythmie
Fermer les yeux, toucher le vent, ouïr l’oiseau,
Humer le ciel, louer la terre, hanter les eaux,
Silence. Une blancheur esquive les persiennes.
En-deçà, dans le cœur, renaît une ode ancienne.
Humer le ciel, louer la terre, hanter les eaux,
Silence. Une blancheur esquive les persiennes.
En-deçà, dans le cœur, renaît une ode ancienne.
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