Le quai semble glisser quand le train redémarre
Et j’oscille, il est temps de larguer les amarres.
Elle cherche des yeux, son foulard de travers,
Le printemps fait l’automne et l’été fait l’hiver.
mercredi 7 mai 2014
mardi 6 mai 2014
Gravité
Les philtres sont puissants, les pierres sont lascives.
Entre elles, sous la pluie, s’écoulent des eaux vives
Et la mousse lovée dans le creux des parois
Recueille l’élixir en frémissant de joie.
Entre elles, sous la pluie, s’écoulent des eaux vives
Et la mousse lovée dans le creux des parois
Recueille l’élixir en frémissant de joie.
lundi 5 mai 2014
Embruns
Du pommeau de sa canne il désignait la mer,
Avec sa rage verte et son ciel à l’envers.
Il disait : « C’est fini, les nuages se taisent »
Et les enfants criaient, du haut de la falaise.
Avec sa rage verte et son ciel à l’envers.
Il disait : « C’est fini, les nuages se taisent »
Et les enfants criaient, du haut de la falaise.
dimanche 4 mai 2014
Basse fréquence
Opus majeur, un ton sous le seuil auditif,
Tu grondes contre l’homme au travail inventif
Qui pollue terre et mer, sans remords et sans honte.
Ô ma planète belle, où en est le décompte ?
Tu grondes contre l’homme au travail inventif
Qui pollue terre et mer, sans remords et sans honte.
Ô ma planète belle, où en est le décompte ?
samedi 3 mai 2014
Répercussion
Peau d’antilope ou peau de lion, les tambours sonnent
À la cour de Castille, l’on bat la chaconne.
Au rythme lent de ces tambours, les pas se font
Loin du désert où la gazelle a fui le lion.
À la cour de Castille, l’on bat la chaconne.
Au rythme lent de ces tambours, les pas se font
Loin du désert où la gazelle a fui le lion.
vendredi 2 mai 2014
Siamois
Jamais au grand jamais deux chats ne se confondent
Où sont donc les sosies des chats ? Ils vagabondent
Ailleurs, dans le miroir des rêves des humains.
Veilleurs des univers … et nous sur le chemin.
Où sont donc les sosies des chats ? Ils vagabondent
Ailleurs, dans le miroir des rêves des humains.
Veilleurs des univers … et nous sur le chemin.
jeudi 1 mai 2014
Cuirasse
Sapant des flagorneurs l’évidente façade,
Ayant la peau rebelle à tout baume ou pommade,
Autonome tu vas, sans jamais que ton cœur
Ne paraisse touché du fond de ton bunker.
Ayant la peau rebelle à tout baume ou pommade,
Autonome tu vas, sans jamais que ton cœur
Ne paraisse touché du fond de ton bunker.
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