Dans l’argile, le corps, imprimé de sa peine,
Étire en ronde-bosse une histoire lointaine
Et nous, dans la pénombre où gisent nos cités,
Dissertons inconscients de notre vanité.
vendredi 21 août 2015
jeudi 20 août 2015
Confiance
En terres inconnues, nous sommes mains serrées,
Bouches avides, nus, l’un ou l’autre effleurés,
Des silences précis, sur nos peaux frémissantes
Entièrement données, jamais ici ne mentent.
Bouches avides, nus, l’un ou l’autre effleurés,
Des silences précis, sur nos peaux frémissantes
Entièrement données, jamais ici ne mentent.
mercredi 19 août 2015
En liberté
Vivante, titubant de ne pas regarder
Le monde à l’aune des affiches placardées,
Sa jupe cingle loin dans les mers insipides
Et son rire fracasse : elle est source limpide.
Le monde à l’aune des affiches placardées,
Sa jupe cingle loin dans les mers insipides
Et son rire fracasse : elle est source limpide.
mardi 18 août 2015
Si loin
Il n’est que l’horizon, de la blancheur des routes,
À résister encore au bitume sans doute.
Et qu’en est-il des jours que tous deux nous rêvions ?
L’arc-en-ciel jaillissant des traînées d’un avion ?
À résister encore au bitume sans doute.
Et qu’en est-il des jours que tous deux nous rêvions ?
L’arc-en-ciel jaillissant des traînées d’un avion ?
lundi 17 août 2015
Chaînes sans fin
Des tombereaux roulent encor sur les chemins
Creux, dans les brumes de l’aurore, mais d’humains,
Pas une trace, il s’agit de fantômes liges
Assidûment à la besogne, vains auriges.
Creux, dans les brumes de l’aurore, mais d’humains,
Pas une trace, il s’agit de fantômes liges
Assidûment à la besogne, vains auriges.
dimanche 16 août 2015
Boniment
Du commercial sourire, en vain réitéré,
Je n’ai cure. Il suffit d’attendre qu’effleuré
Par la fragile fleur de la vérité nue,
L’homme enfin se dessille au seuil de l’inconnu.
Je n’ai cure. Il suffit d’attendre qu’effleuré
Par la fragile fleur de la vérité nue,
L’homme enfin se dessille au seuil de l’inconnu.
samedi 15 août 2015
Fin de soirée
Les flonflons se sont tus, les gens quittent la place.
Au loin, quelques éclairs de chaleur s’entrelacent.
Une chouette chevêche hulule au creux d’un tronc,
La nuit reprend son dû, le temps se love en rond.
Au loin, quelques éclairs de chaleur s’entrelacent.
Une chouette chevêche hulule au creux d’un tronc,
La nuit reprend son dû, le temps se love en rond.
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