Dans la cabine nue vit le projectionniste,
Il n’a plus ses charbons, sa pellicule, triste.
Ici la croix de Malte est un rêve lointain,
Le numérique est froid comme un petit matin.
vendredi 28 août 2015
jeudi 27 août 2015
Au-dessus
L’échelle est suspendue dans le fond du grenier.
Je devine dans l’ombre un vieux sac de meunier.
Le rayon de soleil qui tranche la poussière
Ouvre le temps perdu comme une orange amère.
Je devine dans l’ombre un vieux sac de meunier.
Le rayon de soleil qui tranche la poussière
Ouvre le temps perdu comme une orange amère.
mercredi 26 août 2015
Duo
Tu n’as pas ta pareille à dire avec les yeux
Ce gonflement du cœur qui monte silencieux,
Je le prends au dedans, ma main contre la tienne.
Ensemble nous avons la joie comme la peine.
Ce gonflement du cœur qui monte silencieux,
Je le prends au dedans, ma main contre la tienne.
Ensemble nous avons la joie comme la peine.
mardi 25 août 2015
Les mots roulent
De ma peine puisées, les paroles s’enchaînent,
Rondes comme les roues de ma petite reine.
Un lacet, deux lacets, le col me joue des tours,
Tandis que plane haut l’impassible vautour.
Rondes comme les roues de ma petite reine.
Un lacet, deux lacets, le col me joue des tours,
Tandis que plane haut l’impassible vautour.
lundi 24 août 2015
Lithosphère
Des pierres sont gravées parmi les pavés nus
Sans que nul ne les voie. La foule est convenue.
Quand bruissent les statues, que les ombres bleuissent,
Une humeur minérale en mon âme se glisse.
Sans que nul ne les voie. La foule est convenue.
Quand bruissent les statues, que les ombres bleuissent,
Une humeur minérale en mon âme se glisse.
dimanche 23 août 2015
Le goût de la terre
Il ne me reste plus, en terre nourricière,
Au milieu des gravats, qu’à mordre la poussière,
Avoir un goût de sel et de sang mélangés.
Qui a, d’elle ou de nous, de nature changé ?
Au milieu des gravats, qu’à mordre la poussière,
Avoir un goût de sel et de sang mélangés.
Qui a, d’elle ou de nous, de nature changé ?
samedi 22 août 2015
Gros son
Des basses saturées, les noires harmoniques
Exhalent dans la rue leur fièvre mécanique
Et le vent qui maraude en fait bien peu de cas :
L’orage qui s’approche est d’un autre fracas.
Exhalent dans la rue leur fièvre mécanique
Et le vent qui maraude en fait bien peu de cas :
L’orage qui s’approche est d’un autre fracas.
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