De cette île glacée dont je reviens à peine,
Il me reste des chants qui dans mon âme traînent,
Emportant les oiseaux sur les vagues brisées,
Leurs ailes déployées rêvant des alizés.
samedi 7 novembre 2015
vendredi 6 novembre 2015
Hall
J’écoute le silence en transe dans la gare,
Il se blottit derrière un flot de sons bizarres
Et l’air est cisaillé d’interstices glacés.
J’attends. Tu donnes sens aux instants traversés.
Il se blottit derrière un flot de sons bizarres
Et l’air est cisaillé d’interstices glacés.
J’attends. Tu donnes sens aux instants traversés.
jeudi 5 novembre 2015
Grimoires
Les mondes de papier se pressent à ma porte
En kaléidoscope étrange de cohortes
Et les flots d’encre noire, aussitôt répandus,
Viennent chercher au puits de mon âme leur dû.
En kaléidoscope étrange de cohortes
Et les flots d’encre noire, aussitôt répandus,
Viennent chercher au puits de mon âme leur dû.
mercredi 4 novembre 2015
Torrentueux
C’est l’homme du torrent, pieds de galets, racines,
En cascades tendues de jambes couleuvrines,
Au teint de vif argent, qui vous glace le sang
Sans jamais s’arrêter, sur un lit si glissant.
En cascades tendues de jambes couleuvrines,
Au teint de vif argent, qui vous glace le sang
Sans jamais s’arrêter, sur un lit si glissant.
mardi 3 novembre 2015
Trompeuse sente
Dans la forêt des hêtres rouges, le sentier
Conduit sans doute à la clairière du moutier…
Mais attention, les esprits jouent dans les feuillages
Et, les suivant, tu feras d’étranges voyages.
Conduit sans doute à la clairière du moutier…
Mais attention, les esprits jouent dans les feuillages
Et, les suivant, tu feras d’étranges voyages.
lundi 2 novembre 2015
Les yeux noirs
Le lac de tes yeux noirs est un miroir liquide
Immense qui se perd dans les peurs et les vides,
Au bord desquels les cils s’ouvrent à l’au-delà,
Puissé-je me noyer dans ce bel entrelacs.
Immense qui se perd dans les peurs et les vides,
Au bord desquels les cils s’ouvrent à l’au-delà,
Puissé-je me noyer dans ce bel entrelacs.
dimanche 1 novembre 2015
Sénescence
La feuille qui vacille aux frimas de l’automne
Un matin se rompt, choit, d’audace tourbillonne,
Attirée par le sol aussi bien que par l’air,
Offrant au soleil bas sa palpitante chair.
Un matin se rompt, choit, d’audace tourbillonne,
Attirée par le sol aussi bien que par l’air,
Offrant au soleil bas sa palpitante chair.
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