Le regard assassin de l’employée languide
Incontinent cessa, quand elle vit, timide,
Une fée aux yeux verts se pencher au guichet,
Qui, d’un coup de baguette, effaça les cachets.
jeudi 7 janvier 2016
mercredi 6 janvier 2016
Salle d’armes
Pertuisanes de fer et longues coulevrines
Imposent le respect derrière la vitrine.
Ici la guerre a mis ses atours aguichants,
Les os et vies broyés sont restés dans le champ.
Imposent le respect derrière la vitrine.
Ici la guerre a mis ses atours aguichants,
Les os et vies broyés sont restés dans le champ.
mardi 5 janvier 2016
Pluriels
Allongée ? Peut-être… À moins qu’une perspective
Unique de toi, fasse que ton monde suive
Une étrange loi : notre différence tient
Nos vies dans le creux d’un tourbillon du destin.
Unique de toi, fasse que ton monde suive
Une étrange loi : notre différence tient
Nos vies dans le creux d’un tourbillon du destin.
lundi 4 janvier 2016
Loin du cœur
Les volets sont fermés, la pluie se fait tenace :
En contrepoint du feu de bois, sa contrebasse.
Au fond, rien n’est acquis, la musique, sans moi,
Se plaît dans les noirceurs. J’écoute. Pas d’émoi.
En contrepoint du feu de bois, sa contrebasse.
Au fond, rien n’est acquis, la musique, sans moi,
Se plaît dans les noirceurs. J’écoute. Pas d’émoi.
dimanche 3 janvier 2016
Polyèdre
Dans l’infini des nombres, il me vient un écart
Minime. Entre les sphères dites, rien n’est, car
Le vide continu, par sa couleur profonde,
Enchante la matrice en ce qu’il la féconde.
Minime. Entre les sphères dites, rien n’est, car
Le vide continu, par sa couleur profonde,
Enchante la matrice en ce qu’il la féconde.
samedi 2 janvier 2016
Contrepoint
Je me rends sous l’assaut des sons polyphoniques,
Il ne reste de moi qu’un sable océanique.
À l’échelle au-dessus, le complexe se fond
En une seule vague et mon âme au tréfonds.
Il ne reste de moi qu’un sable océanique.
À l’échelle au-dessus, le complexe se fond
En une seule vague et mon âme au tréfonds.
vendredi 1 janvier 2016
Emprise
Je suis terre ce soir et je sens ses fragrances
En volutes serrées, avec persévérance
Envahir le jour blême, attirant les vapeurs
Du fleuve qui se tord. Je suis terre et j’ai peur.
En volutes serrées, avec persévérance
Envahir le jour blême, attirant les vapeurs
Du fleuve qui se tord. Je suis terre et j’ai peur.
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