Fou, nageant sur les vagues autour de toi, mon Île,
Aux vents mauvais, faisant naufrage à domicile,
Où tes rivages sont si fins, j’ai, moribond,
Fait entre sable et eau de pauvres petits bonds.
jeudi 14 janvier 2016
mercredi 13 janvier 2016
Huis clos
Souvent je vais et viens dans l’impasse des Anges,
On y trouve les gens que la ville dérange
Et l’auberge du fond reste toujours fermée.
Son enseigne rouillée, pend : « Au bonheur d’aimer ».
On y trouve les gens que la ville dérange
Et l’auberge du fond reste toujours fermée.
Son enseigne rouillée, pend : « Au bonheur d’aimer ».
mardi 12 janvier 2016
Déclic
Juste
après la photo, le monde a changé d’ère,
Un
curieux contre-sens, un tournant lapidaire.
On
a continué l’un et l’autre à passer
Le
temps, la vie déjà qui s’était effacée…
lundi 11 janvier 2016
Noir et blanc
Le soleil a laissé des flaques de lumière
Au fond de ma rétine. Une lueur première
Entre les mondes vibre, et je ne suis pas sûr
Qu’il faille ouvrir les yeux pour guérir la blessure.
Au fond de ma rétine. Une lueur première
Entre les mondes vibre, et je ne suis pas sûr
Qu’il faille ouvrir les yeux pour guérir la blessure.
dimanche 10 janvier 2016
Impression
La densité des lettres enfante le papier,
Qu’au sulfate de fer jadis vous estampiez,
Vous, maîtres imprimeurs du temps des tailles douces.
Aujourd’hui, plus jamais les poinçons ne s’émoussent.
Qu’au sulfate de fer jadis vous estampiez,
Vous, maîtres imprimeurs du temps des tailles douces.
Aujourd’hui, plus jamais les poinçons ne s’émoussent.
samedi 9 janvier 2016
Au sol
Allongé sur les dalles grises de la nef,
Il sentait les regards pesants des bas-reliefs
Et le froid lentement coulait entre ses reins.
Dieu que le corps à plat de là-haut semble vain !
Il sentait les regards pesants des bas-reliefs
Et le froid lentement coulait entre ses reins.
Dieu que le corps à plat de là-haut semble vain !
vendredi 8 janvier 2016
Au bois
L’éternelle pudeur des arbres me sidère
Et mon regard au loin dans leur feuillée s’enferre.
En silence, tapi, j’attends la fin du jour.
Les ombres sont des flots déferlant alentour.
Et mon regard au loin dans leur feuillée s’enferre.
En silence, tapi, j’attends la fin du jour.
Les ombres sont des flots déferlant alentour.
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