Les anges n’ont rien dit, le ciel a ses pudeurs.
Des gouttes de rosée rehaussent la splendeur
De ce pinson défunt dans son linceul de plumes.
Au bois, file un écho d’un sifflement posthume…
jeudi 7 avril 2016
mercredi 6 avril 2016
Nocturnes
Un nounours est assis sur le canapé rouge,
À cette heure de nuit, pas une ombre qui bouge
Et la pendule fait de son mieux pour donner
L’illusion que le temps n’a pas abandonné.
À cette heure de nuit, pas une ombre qui bouge
Et la pendule fait de son mieux pour donner
L’illusion que le temps n’a pas abandonné.
mardi 5 avril 2016
Petit jour
Les troncs vont pourrissant dans l’étang qui sommeille,
Une brume glacée s’agrippe aux souches vieilles,
Aux premières lueurs, une grive se plaît
À saluer le jour de l’un de ses couplets.
Une brume glacée s’agrippe aux souches vieilles,
Aux premières lueurs, une grive se plaît
À saluer le jour de l’un de ses couplets.
lundi 4 avril 2016
Hors d’âge
Les pierres sont rougies. De grands corbeaux s’y perchent.
Ils observent la route. À droite, à gauche, ils cherchent
Un vieux trésor perdu dans quelque noir combat.
Maîtres du temps, ils vont, leurs cris rauques et bas.
Ils observent la route. À droite, à gauche, ils cherchent
Un vieux trésor perdu dans quelque noir combat.
Maîtres du temps, ils vont, leurs cris rauques et bas.
dimanche 3 avril 2016
En vérité
Deux pages d’un poème ont glissé du bureau,
L’une a fini son vol dans un vilain sureau,
L’autre s’est déchirée contre une jalousie.
Qu’importe ! C’est le vent, la seule poésie !
L’une a fini son vol dans un vilain sureau,
L’autre s’est déchirée contre une jalousie.
Qu’importe ! C’est le vent, la seule poésie !
samedi 2 avril 2016
Toute nue
Le froid passe la peau, la chair et jusqu’aux os,
Pénètre sans répit, monte comme les eaux
D’un déluge, y a-t-il plus terrible ou infâme…
À part la vérité qui creuse jusqu’aux âmes ?
Pénètre sans répit, monte comme les eaux
D’un déluge, y a-t-il plus terrible ou infâme…
À part la vérité qui creuse jusqu’aux âmes ?
vendredi 1 avril 2016
Dissociation
L’esprit de cet instant peut-être n’y est pas,
Le corps s’en va sur terre au rythme de ses pas,
Sur l’eau, gisant, morbide au fil de la rivière,
En quête d’un ailleurs, d’une onde passagère.
Le corps s’en va sur terre au rythme de ses pas,
Sur l’eau, gisant, morbide au fil de la rivière,
En quête d’un ailleurs, d’une onde passagère.
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