L’eau se perd dans les bras infiniment fractals,
Éperdue de couleurs et d’ombres, vert létal,
Pourpre de fin du jour, ocre nue des racines,
Où l’ardeur est profuse et la souche assassine.
mercredi 7 septembre 2016
mardi 6 septembre 2016
Fusain
Un morceau de charbon, trace sur le béton
Les traits de ce visage, arrimé ton sur ton,
Que j’aime. Elle a souri quand j’ai fui la ruelle
Il se pourrait que maintenant je rêve d’elle.
Les traits de ce visage, arrimé ton sur ton,
Que j’aime. Elle a souri quand j’ai fui la ruelle
Il se pourrait que maintenant je rêve d’elle.
lundi 5 septembre 2016
Où
Loin les désirs de jonque, envolés peu ou prou,
Comme le sens donné aux rayons d’une roue
Qui tourne, un jour de pluie, j’entame la descente
En saluant la mort, avec ou sans la pente.
Comme le sens donné aux rayons d’une roue
Qui tourne, un jour de pluie, j’entame la descente
En saluant la mort, avec ou sans la pente.
dimanche 4 septembre 2016
De ce grain
C’est un sable si fin qu’il passe à travers moi
Comme un désir lointain revenant en émoi.
Je le sens desséché de n’avoir connu l’onde,
Il est fils du désert et maraude à la ronde.
Comme un désir lointain revenant en émoi.
Je le sens desséché de n’avoir connu l’onde,
Il est fils du désert et maraude à la ronde.
samedi 3 septembre 2016
Vertes eaux
La pluie sur l’étang frappe et laisse chanter l’air,
Une nuée dérobe à la lune son clair,
Un rien dans tes yeux verts me conduit au silence
Au jardin de nos âmes, au bord de l’étang. Transe.
Une nuée dérobe à la lune son clair,
Un rien dans tes yeux verts me conduit au silence
Au jardin de nos âmes, au bord de l’étang. Transe.
vendredi 2 septembre 2016
Arboriforme
J’ai voulu faire l’arbre à me tenir debout,
Mes bras comme des branches, mes pieds dans la boue.
Le soleil me hâlait, tannait ma peau humaine
Et les arbres riaient, verdure souveraine.
Mes bras comme des branches, mes pieds dans la boue.
Le soleil me hâlait, tannait ma peau humaine
Et les arbres riaient, verdure souveraine.
jeudi 1 septembre 2016
Astronomie
Les astres sont muets mais leur silence est plein
D’un même espace uni de sommets cristallins.
Je songe à tes yeux noirs qui si bien les reflètent,
Ai-je droit de cité dans tes amours secrètes ?
D’un même espace uni de sommets cristallins.
Je songe à tes yeux noirs qui si bien les reflètent,
Ai-je droit de cité dans tes amours secrètes ?
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