Le soir, quand la maison se tasse sur ses pierres,
Il fait bon se poser près de la cuisinière,
Écouter chuchoter la bouilloire pansue
Tandis que tu maintiens les deux mains au-dessus.
samedi 7 janvier 2017
vendredi 6 janvier 2017
Au bar
L’eau brève de tes yeux fit ton regard brillant
Lorsqu’il fallut servir cet ignoble client
Qui regardait ton corps comme une viande fraîche,
Alors tu t’efforças de te montrer revêche.
Lorsqu’il fallut servir cet ignoble client
Qui regardait ton corps comme une viande fraîche,
Alors tu t’efforças de te montrer revêche.
jeudi 5 janvier 2017
Sous le toit
Le vol d’un oiseau pourpre, à côté d’un drapeau
Qui nonchalamment flotte, attire les corbeaux.
Le toit de tuiles bleues sous le nombre s’effondre.
L’instant s’étire et tout, ici, doit correspondre.
Qui nonchalamment flotte, attire les corbeaux.
Le toit de tuiles bleues sous le nombre s’effondre.
L’instant s’étire et tout, ici, doit correspondre.
mercredi 4 janvier 2017
Sirocco
La tempête de sable au gré de sa folie
Découvre le pilier d’un temple démoli,
Le recouvre soudain, sans nulle cohérence,
Ainsi va le désert et quelques existences.
Découvre le pilier d’un temple démoli,
Le recouvre soudain, sans nulle cohérence,
Ainsi va le désert et quelques existences.
mardi 3 janvier 2017
Assoupi
Le sommeil est tapi dans l’ombre sensuelle
Où le soleil et l’or des teintures se mêlent.
Au bout du long vaisseau, l’oreiller se fait lourd
À la tête posée, rêve contre velours.
Où le soleil et l’or des teintures se mêlent.
Au bout du long vaisseau, l’oreiller se fait lourd
À la tête posée, rêve contre velours.
lundi 2 janvier 2017
Lecture
J’entends vos mains tourner les pages d’un roman,
Ce froissement rétif, ces silences gourmands
Que la bibliothèque en ses espaces porte.
Où vont les mots je vais. Votre vision m’importe.
Ce froissement rétif, ces silences gourmands
Que la bibliothèque en ses espaces porte.
Où vont les mots je vais. Votre vision m’importe.
dimanche 1 janvier 2017
Peur
Sur le lac gelé d’Anche, élégante et si sûre,
Oublieuse du vent, sans crainte des fissures,
Amie, tu vas devant. Moi je reste, alarmé,
Sur le bord. Je t’attends. Rien ne peut me calmer.
Oublieuse du vent, sans crainte des fissures,
Amie, tu vas devant. Moi je reste, alarmé,
Sur le bord. Je t’attends. Rien ne peut me calmer.
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