Les mégalithes noirs sont un cri vers le ciel
Obscur. Au-dessous gît l’autel sacrificiel
Et les secrets enfouis s’insinuent dans les brumes
À l’aube, façonnant d’insolites volumes.
mardi 7 février 2017
lundi 6 février 2017
Retour au bercail
Il mit ses vieilles mains bien à plat sur la table,
En espérant pouvoir aller à son étable
Une dernière fois. La flouve est dans le foin,
Dit-il en souriant quand la mort l’eut rejoint.
En espérant pouvoir aller à son étable
Une dernière fois. La flouve est dans le foin,
Dit-il en souriant quand la mort l’eut rejoint.
dimanche 5 février 2017
Téléphone
J’eusse voulu donner cette courte minute
Encore l’impression d’être qui vous connûtes,
Un oiseau dont les ailes étaient faites de vent,
Mais je ne fus que moi. Silence décevant.
Encore l’impression d’être qui vous connûtes,
Un oiseau dont les ailes étaient faites de vent,
Mais je ne fus que moi. Silence décevant.
samedi 4 février 2017
Multicolore
Le pré de mes désirs est envahi de fleurs,
Colchiques, boutons d’or, venimeuses couleurs.
Y puis-je encor avoir droit de vaine pâture ?
Ainsi sont les printemps aux tristes créatures.
Colchiques, boutons d’or, venimeuses couleurs.
Y puis-je encor avoir droit de vaine pâture ?
Ainsi sont les printemps aux tristes créatures.
vendredi 3 février 2017
Lacrymal
Poings au fond de ses poches, infiniment serrés,
Prêts à faire jaillir, des ongles acérés,
Quelques gouttes de sang, perles à peine écloses,
Il pleure, les yeux secs, conséquence sans cause…
Prêts à faire jaillir, des ongles acérés,
Quelques gouttes de sang, perles à peine écloses,
Il pleure, les yeux secs, conséquence sans cause…
jeudi 2 février 2017
Bunker
Le béton du blockhaus et ses moignons de fer,
Écartelant le sable en quête de l’enfer,
Serviront pour finir aux oiseaux de passage
À fienter sans vergogne. Il n’est plus bel outrage.
Écartelant le sable en quête de l’enfer,
Serviront pour finir aux oiseaux de passage
À fienter sans vergogne. Il n’est plus bel outrage.
mercredi 1 février 2017
Salpêtre
L’efflorescence gagne aux murs des longs couloirs,
Blanche comme une aurore et maquillée de noir,
Rupestres graffitis, dendrites assassines,
Ai-je bien tout saisi de ce que tu dessines ?
Blanche comme une aurore et maquillée de noir,
Rupestres graffitis, dendrites assassines,
Ai-je bien tout saisi de ce que tu dessines ?
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