La lanterne est pendue sous la poutre de chêne.
Au gré des courants d’air, elle tourne, sereine,
Et ses faces renvoient les reflets du canal,
Rouges, précipités, comme un dernier signal.
jeudi 13 avril 2017
mercredi 12 avril 2017
Chance
Tu es solidement plantée sur la bordure.
En dessous le chaos, devant l’architecture
Étrange de la nuit. Tu sais de l’incertain
Tirer les fils ténus, en suivant ton instinct.
En dessous le chaos, devant l’architecture
Étrange de la nuit. Tu sais de l’incertain
Tirer les fils ténus, en suivant ton instinct.
mardi 11 avril 2017
Là où les mots
La chemise écarlate a contenu des mots
Finement ajustés, seul un fieffé grimaud
Y aurait à redire. Elle est sur le banc vert.
J’attends quelques oiseaux pour réciter mes vers.
Finement ajustés, seul un fieffé grimaud
Y aurait à redire. Elle est sur le banc vert.
J’attends quelques oiseaux pour réciter mes vers.
lundi 10 avril 2017
Minaudière
Le désordre est voulu, vos cheveux vous racontent
Et ces accroche-cœur qui descendent, qui montent
En guise de ressorts, mesurent les émois
Qu’autour vous suscitez. Je passe, laissez-moi.
Et ces accroche-cœur qui descendent, qui montent
En guise de ressorts, mesurent les émois
Qu’autour vous suscitez. Je passe, laissez-moi.
dimanche 9 avril 2017
Livre de bord
Le livre était cousu, fort de ses marque-pages
Et sa reliure en cuir, beau malgré le naufrage.
Autour, l’indifférence extrême des puissants…
Moi j’entendais les quarantièmes rugissants.
Et sa reliure en cuir, beau malgré le naufrage.
Autour, l’indifférence extrême des puissants…
Moi j’entendais les quarantièmes rugissants.
samedi 8 avril 2017
Circulaire
Lancé, son pied gravait un cercle de douleur,
Hallucinante danse à la parfaite ampleur.
Ainsi dans l’épaisseur de l’air et son sillage,
Au bord de l’outre-temps, il dissipait sa rage.
Hallucinante danse à la parfaite ampleur.
Ainsi dans l’épaisseur de l’air et son sillage,
Au bord de l’outre-temps, il dissipait sa rage.
vendredi 7 avril 2017
Vespéral
As-tu senti le chaud souffle des fins de jour
Qui caresse la peau comme un vivant velours ?
Le sentier se dérobe et les ombres s’allongent,
Un peu de nos amours vont repeupler les songes.
Qui caresse la peau comme un vivant velours ?
Le sentier se dérobe et les ombres s’allongent,
Un peu de nos amours vont repeupler les songes.
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