Toile après toile, il regardait ses mains tracer
Les contours noirs de son visage dispersé,
Le souvenir se mêlait à l’instant qui passe
Et le dessin, comme la vie, laissait des traces.
dimanche 7 mai 2017
samedi 6 mai 2017
Fertilité
La clairière chatoie de mille rais de lune.
Est-ce l’heure rêvée pour que ton infortune
Ici finisse enfin ? De nos rêves unis,
Par l’alchimie des lieux, naissent des infinis.
Est-ce l’heure rêvée pour que ton infortune
Ici finisse enfin ? De nos rêves unis,
Par l’alchimie des lieux, naissent des infinis.
vendredi 5 mai 2017
Vie propre
La maison se dérobe et laisse dans les ombres
Arcanes et folies, dont nul ne sait le nombre.
Elle chuchote aussi quelques secrets d’antan
Pour qui sait écouter les silences, longtemps…
Arcanes et folies, dont nul ne sait le nombre.
Elle chuchote aussi quelques secrets d’antan
Pour qui sait écouter les silences, longtemps…
jeudi 4 mai 2017
Herboristerie
Hier soir
j’ai pénétré dans l’étrange boutique
Et longé
sans effroi les murs labyrinthiques
Où
s’entassent les pots, les baumes, les onguents.
Quelque
part sont tapis les derniers korrigans.
mercredi 3 mai 2017
Boussole
Avoir la tête ailleurs, c’est la juste mesure
Entre les différents mondes qui se figurent
Être chacun l’unique. Alors n’y être pas,
Ou partout, c’est pareil. J’ai cassé le compas.
Entre les différents mondes qui se figurent
Être chacun l’unique. Alors n’y être pas,
Ou partout, c’est pareil. J’ai cassé le compas.
mardi 2 mai 2017
Toutes tailles
L’herbe de ma prairie n’est pas une herbe sage.
Elle ondule lascive au gré des vents volages
Et rien ne la dispose à finir en gazon,
Puisse-t-il être doux, le temps des fauchaisons.
Elle ondule lascive au gré des vents volages
Et rien ne la dispose à finir en gazon,
Puisse-t-il être doux, le temps des fauchaisons.
lundi 1 mai 2017
Respirations
L’espace est fascinant, mais les maisons l’emportent
Et je reste souvent sur le seuil de la porte
À sentir les flux d’air du dehors, du dedans,
Comme le chuchotis de secrets obsédants.
Et je reste souvent sur le seuil de la porte
À sentir les flux d’air du dehors, du dedans,
Comme le chuchotis de secrets obsédants.
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