Le cri d’un crécerelle, au loin, contre le vent Me pousse dans le ciel, sans ailes, dérivant Comme une feuille morte, ivre de folle errance Et la terre en dessous cherche sa repentance.
J’ai le désert ancré dans le repli des dunes, Où le froid me saisit. Sous l’acier de la lune Immense, je survis. Je suis le sable et l’air Assaillis de chaleur. Qui donnera la chair ?
L’ombre des papillons fait que tu te prélasses Au niveau des plantains, tout près de la terrasse, À regarder le ciel et ses nuages blancs. Je chéris ton sourire épanoui, troublant.
J’entends la volubile épanouir ses fleurs Tandis que le chat rêve, en distingué seigneur Et, délicatement, je vais dans la charmille En espérant pouvoir, un jour, passer les grilles.
La chemise s’enroule autour des algues brunes En un cyclone blanc dans la pâle lagune, Un peu de son parfum se perd dans le courant. Je laisse le champ libre aux fantômes errants.
C’était un large banc de pierre et j’entendais Le ruisselet badin s’étirant sous le dais De branches enlacées. Nous l’étions à mesure Indécise que l’ombre étendait sa diaprure.