Cela fait quelques jours que le tempo se tait,
Je cache mon visage au milieu de la taie.
Même ainsi, le non temps s’impose et me suffoque.
Il est sommeil léger, elle est mort équivoque.
lundi 7 août 2017
dimanche 6 août 2017
Roman de gare
Trois cents tonnes de train déchirent les parages.
À l’intérieur, je lis un roman de voyage
Où le héros se perd avant d’avoir trouvé.
Je m’assoupis bientôt. Rien ne peut m’entraver.
À l’intérieur, je lis un roman de voyage
Où le héros se perd avant d’avoir trouvé.
Je m’assoupis bientôt. Rien ne peut m’entraver.
samedi 5 août 2017
Amis
Les amis sont venus. Sous l’allée, les voitures
Une à une se garent. Ils soignent les blessures
Avec fidélité, d’être là dans les jours
D’une mauvaise étoile. Ils ont fait le détour.
Une à une se garent. Ils soignent les blessures
Avec fidélité, d’être là dans les jours
D’une mauvaise étoile. Ils ont fait le détour.
vendredi 4 août 2017
Marécage
Le temps n’a rien voulu, la rousserolle file
Au milieu des roseaux. J’aime les vaudevilles.
Une petite pluie se décide à tomber.
L’air vif a des envies de faire tituber.
Au milieu des roseaux. J’aime les vaudevilles.
Une petite pluie se décide à tomber.
L’air vif a des envies de faire tituber.
jeudi 3 août 2017
Rue piétonne
La chaleur se répand. La foule se bouscule.
Au niveau des pavés, quelque fraîcheur circule.
Où que j’aille, un vent rôde. Il est quatre heures et quart.
Entre le temps et moi, il y a trop d’écart.
Au niveau des pavés, quelque fraîcheur circule.
Où que j’aille, un vent rôde. Il est quatre heures et quart.
Entre le temps et moi, il y a trop d’écart.
mercredi 2 août 2017
Hypothèse
Il y aurait des fleurs dans les arbres géants,
Des fragrances d’été, des douceurs d’océans.
Nous aurions débordé juste après le silence,
Où l’on voit dans les cœurs toutes les transparences.
Des fragrances d’été, des douceurs d’océans.
Nous aurions débordé juste après le silence,
Où l’on voit dans les cœurs toutes les transparences.
mardi 1 août 2017
À quai
D’habitude, on s’en va quand le soleil se fond
Dans l’eau glauque du port. Les couleurs se défont.
Je lorgne les éclats des néons qui clignotent.
En bas sur le clavier du portail, je pianote.
Dans l’eau glauque du port. Les couleurs se défont.
Je lorgne les éclats des néons qui clignotent.
En bas sur le clavier du portail, je pianote.
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