Ce que c’est que d’aimer, les souvenirs se pressent.
Un peu de ta douceur, un peu de mes caresses,
À deux la vie tenue par ses petits bonheurs,
Ensemble dans l’azur, vont à rebrousse-cœur.
samedi 7 octobre 2017
vendredi 6 octobre 2017
Seule
Elle resta debout, dans la cohue du monde,
Immuable rocher sous les assauts de l’onde
Ignorante. Elle n’eut, patiente telle l’eau,
Que le temps comme guide. Une larme. Un sanglot.
Immuable rocher sous les assauts de l’onde
Ignorante. Elle n’eut, patiente telle l’eau,
Que le temps comme guide. Une larme. Un sanglot.
jeudi 5 octobre 2017
Nexus
Je sens l’espace autour qui respire en dehors,
Dans l’instant ma vie sonne en un parfait accord.
La terre s’abandonne et le ciel fait sa ronde.
Où je suis, rien n’est dit. C’est le début du monde.
Dans l’instant ma vie sonne en un parfait accord.
La terre s’abandonne et le ciel fait sa ronde.
Où je suis, rien n’est dit. C’est le début du monde.
mercredi 4 octobre 2017
Morbidesse
Le bleu laiteux du lac est, à l’aube, embrumé.
J’y plonge et sa tiédeur est presque parfumée,
La décomposition peut-être du feuillage…
Ainsi les saules vont. Suis-je de leur voyage ?
J’y plonge et sa tiédeur est presque parfumée,
La décomposition peut-être du feuillage…
Ainsi les saules vont. Suis-je de leur voyage ?
mardi 3 octobre 2017
Souvenance
Jolies fraises des bois, petits paniers de jonc,
Fous rires aspergés, combats de polochons,
Je me souviens de tout, mais le plus précieux
Fut ce temps passant comme un chat facétieux.
Fous rires aspergés, combats de polochons,
Je me souviens de tout, mais le plus précieux
Fut ce temps passant comme un chat facétieux.
lundi 2 octobre 2017
Hors champ
Le silence fait corps. Les mots sont sa parure.
En effeuiller me donne un frisson d’aventure.
Comme un vent tend la toile, il tend vers l’infini,
Ce chant de poésie qui, vieux, me rajeunit.
En effeuiller me donne un frisson d’aventure.
Comme un vent tend la toile, il tend vers l’infini,
Ce chant de poésie qui, vieux, me rajeunit.
dimanche 1 octobre 2017
Grisaille
J’ai vu le ruban gris des quais de servitude
Étendre son étreinte et de sa poigne rude
Étouffer l’espérance des petites gens.
Le gris du monde crache une fange d’argent.
Étendre son étreinte et de sa poigne rude
Étouffer l’espérance des petites gens.
Le gris du monde crache une fange d’argent.
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