Elle courut longtemps dans la brume et la lande,
En quête des derniers vestiges des légendes,
Et finit par tomber dans la bruyère bleue,
Songeant à la licorne au corps miraculeux.
lundi 7 mai 2018
dimanche 6 mai 2018
Simultanés
Dedans, la bonne cire imprègne le plancher,
Dehors, les ronceraies veloutent les rochers.
Je reste sur le seuil, l’avant-toit me protège,
Une bruine de mai tièdement nous assiège.
Dehors, les ronceraies veloutent les rochers.
Je reste sur le seuil, l’avant-toit me protège,
Une bruine de mai tièdement nous assiège.
samedi 5 mai 2018
Bibliothécaire
Les livres sont logés dans de riches alcôves
Et le sable assez fou pour couler ne les sauve.
Un fantôme gardien passe en traînant les pieds,
Son corps immatériel traverse le papier.
Et le sable assez fou pour couler ne les sauve.
Un fantôme gardien passe en traînant les pieds,
Son corps immatériel traverse le papier.
vendredi 4 mai 2018
Au jour naissant
La montagne se tient, superbe, dans l’aurore
Et la verte toison de forêt qu’elle arbore
Alors scintille sous l’éclat de vifs torrents.
Que ne suis-je à cette heure au milieu du courant !
Et la verte toison de forêt qu’elle arbore
Alors scintille sous l’éclat de vifs torrents.
Que ne suis-je à cette heure au milieu du courant !
jeudi 3 mai 2018
Rares
Des citronniers de l’Elbe aux oliviers du Rhin,
Je suis allé frondeur, chercher les fruits d’airain
Pour les fondre aux creusets dont les feux s’éternisent
Et forger dans la peine une lame promise.
Je suis allé frondeur, chercher les fruits d’airain
Pour les fondre aux creusets dont les feux s’éternisent
Et forger dans la peine une lame promise.
mercredi 2 mai 2018
Harmonie
Le sourire survient lentement sur tes lèvres
Et la ville à mesure étonnamment s’enfièvre.
Un air de comédie musicale soudain
Me laisse deviner quelque secret jardin.
Et la ville à mesure étonnamment s’enfièvre.
Un air de comédie musicale soudain
Me laisse deviner quelque secret jardin.
mardi 1 mai 2018
Primeur
Dans la cohue du monde, à peine là, je dors.
La foule trace autour un univers sans bord,
Je rêve des épis qui comme moi se penchent,
Attendant sagement que la faux ne les tranche.
La foule trace autour un univers sans bord,
Je rêve des épis qui comme moi se penchent,
Attendant sagement que la faux ne les tranche.
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