L’orage racle, grogne autour de la masure
Et les pierres, les bois grincent. Je me rassure
En pensant que le ciel est toujours bleu là-haut,
Dans la sérénité des cercles virginaux.
lundi 14 mai 2018
dimanche 13 mai 2018
Céramique
J’ai fait des anciens jours des faïences collées
Sur le mur encor chaud de nos amours mêlées,
Pour tenter de guérir la funeste indolence.
Une paillette de soleil lentement danse.
Sur le mur encor chaud de nos amours mêlées,
Pour tenter de guérir la funeste indolence.
Une paillette de soleil lentement danse.
samedi 12 mai 2018
Ils passent
Jeanne s’est posée là, c’est l’heure, à sa fenêtre.
Elle voit les passants qu’elle connaît, peut-être
Et son chat qui la fixe avec ses yeux dorés
Lui raconte des jours lointains et colorés.
Elle voit les passants qu’elle connaît, peut-être
Et son chat qui la fixe avec ses yeux dorés
Lui raconte des jours lointains et colorés.
vendredi 11 mai 2018
Dichotomie
Les fils coupent le ciel, les chemins cette terre.
Ils divisent toujours, sans retenue, sectaires.
Au prétexte d’unir, ils s’arrogent le droit
De linéariser l’homme telle une proie.
Ils divisent toujours, sans retenue, sectaires.
Au prétexte d’unir, ils s’arrogent le droit
De linéariser l’homme telle une proie.
jeudi 10 mai 2018
Géode
Autour des âmes nues, les formes se complaisent,
Aussitôt l’infini prend un aspect de glaise
Et nos amours volés aux minutes d’ici
Sauront-ils fissurer cette gangue durcie ?
Aussitôt l’infini prend un aspect de glaise
Et nos amours volés aux minutes d’ici
Sauront-ils fissurer cette gangue durcie ?
mercredi 9 mai 2018
Bucoliaste
Il écrit comme il peint, mais en noir sur fond blanc,
Le carnet dans sa poche. Il se promène, lent,
Piochant tout à l’entour la vie qui s’égosille,
Il lui offre des mots, vaines, belles vétilles.
Le carnet dans sa poche. Il se promène, lent,
Piochant tout à l’entour la vie qui s’égosille,
Il lui offre des mots, vaines, belles vétilles.
mardi 8 mai 2018
Maurane
Je traînais avec toi, salle des pas perdus,
Tu chantais sur un prélude de Bach. Je dus
Dilater un peu trop ce tempo de chamade,
Au large tu partis, moi je restais en rade.
Tu chantais sur un prélude de Bach. Je dus
Dilater un peu trop ce tempo de chamade,
Au large tu partis, moi je restais en rade.
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