Je l’ai vue s’enfoncer dans le désert aride,
En épousant, vaincue, l’infinité des rides,
En quête, en contrepoint, de quelques gouttes d’eau,
Sa vieille outre de cuir gémissant dans son dos.
jeudi 7 février 2019
mercredi 6 février 2019
Cyclonomade
J’ai mis dans ma sacoche un peu de « marche ou crève »,
Une boîte bourrée de poussières de rêves,
Empli d’une eau de source un vieux bidon d’alu.
C’est l’heure de partir, mon vélo vous salue !
Une boîte bourrée de poussières de rêves,
Empli d’une eau de source un vieux bidon d’alu.
C’est l’heure de partir, mon vélo vous salue !
mardi 5 février 2019
Lac
Pour qui sait voir la trame, au-delà des pudeurs
De l’espace et du temps, le lac, en sa splendeur,
S’étend, calme reflet des sphères emboîtées,
Au-dessus flotte encore une pensée ouatée…
De l’espace et du temps, le lac, en sa splendeur,
S’étend, calme reflet des sphères emboîtées,
Au-dessus flotte encore une pensée ouatée…
lundi 4 février 2019
L’âme du foyer
La maison d’elle-même en douce s’organise
Et les portes se ferment ou s’ouvrent par surprise.
On voit même parfois les murs se déplacer.
Dans quel corps fut son âme en un lointain passé ?
Et les portes se ferment ou s’ouvrent par surprise.
On voit même parfois les murs se déplacer.
Dans quel corps fut son âme en un lointain passé ?
dimanche 3 février 2019
Juste hauteur
Je suis resté perplexe au bord de la falaise,
Entre un ciel infini tout incendié de braises
Et le fleuve roulant de chaotiques flots,
Perdu puis retrouvé, dans la seconde, éclos.
Entre un ciel infini tout incendié de braises
Et le fleuve roulant de chaotiques flots,
Perdu puis retrouvé, dans la seconde, éclos.
samedi 2 février 2019
Ascenseur
En ce lieu clos je ferme incidemment les yeux,
Conscient des gens autour atrocement sérieux.
Je guette les issues. La machine chuinte
Et mon esprit se perd dans de noirs labyrinthes.
Conscient des gens autour atrocement sérieux.
Je guette les issues. La machine chuinte
Et mon esprit se perd dans de noirs labyrinthes.
vendredi 1 février 2019
Tendance
J’ai poussé la maison pour que le soleil entre
À flots par les lucanes grises de mon antre
Et puis je suis sorti. L’obscurité souvent
Me manque. Il faut que j’aille où vont les pires vents.
À flots par les lucanes grises de mon antre
Et puis je suis sorti. L’obscurité souvent
Me manque. Il faut que j’aille où vont les pires vents.
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