Elle danse en suivant les rides du désert
Entre les tourbillons, tel un vivant geyser.
Le sable des vertus tourne autour de sa tête
Et son regard se perd jusqu’à la mer violette.
vendredi 7 juin 2019
jeudi 6 juin 2019
La maison
Déserte est la maison qu’habille le satin
J’y suis intrus, debout, remâchant mon destin.
Dans le couloir, au fond, la lumière pénètre
Et tu parais, solaire. Ainsi vais-je renaître.
J’y suis intrus, debout, remâchant mon destin.
Dans le couloir, au fond, la lumière pénètre
Et tu parais, solaire. Ainsi vais-je renaître.
mercredi 5 juin 2019
Collation
Le plateau laqué noir où le sampan navigue
Est posé sur le sol, avec un bol de figues.
Assis par terre, las, je plisse le velours
De la nuit qui m’assiège et mes doutes, toujours.
Est posé sur le sol, avec un bol de figues.
Assis par terre, las, je plisse le velours
De la nuit qui m’assiège et mes doutes, toujours.
mardi 4 juin 2019
Épars
L’étal des cœurs brisés palpite sous la lune,
Aux fragments rouges, bleus, noirs… J’ai de la rancune.
Au-dessus les étoiles passent sans éclat,
Personne ici ne vient. Ceci n’est pas cela.
Aux fragments rouges, bleus, noirs… J’ai de la rancune.
Au-dessus les étoiles passent sans éclat,
Personne ici ne vient. Ceci n’est pas cela.
lundi 3 juin 2019
Rodomontade
À nos jours ! Clamait-il en levant son hanap,
Dans sa cotte de fer, armé de pied en cap.
Les damoiseaux bayaient devant un tel panache
Et seule la princesse ignorait le bravache.
Dans sa cotte de fer, armé de pied en cap.
Les damoiseaux bayaient devant un tel panache
Et seule la princesse ignorait le bravache.
dimanche 2 juin 2019
Entropique
De raison, de passion, le monde a des secousses
Et l’entropie tel un cancer, toujours, y pousse
Un peu plus chaque jour. Mais j’entends la chanson
Qui baigne l’univers. La faux fait la moisson.
Et l’entropie tel un cancer, toujours, y pousse
Un peu plus chaque jour. Mais j’entends la chanson
Qui baigne l’univers. La faux fait la moisson.
samedi 1 juin 2019
Ne pas
J’ai cette volonté, d’ici n’en pas avoir.
En cette circonstance étrange, il va pleuvoir,
Dans ce désert où seul le silence m’inonde.
Oublier tous les mots, que seul le vide gronde.
En cette circonstance étrange, il va pleuvoir,
Dans ce désert où seul le silence m’inonde.
Oublier tous les mots, que seul le vide gronde.
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