Le mauve du coprin chevelu me fascine,
Encre à peine séchée qui tourne violine
Étalant ses parfums, sur la page qui boit,
Nostalgiques de feuilles mortes des sous-bois.
dimanche 7 juillet 2019
Accenteur
Je n’ai pas oublié, dit le traîne-buisson,
Sautillant çà et là, fredonnant sa chanson,
Quand ils ont arraché la haie de la pâture…
Elle repoussera ! Chantent les créatures.
Sautillant çà et là, fredonnant sa chanson,
Quand ils ont arraché la haie de la pâture…
Elle repoussera ! Chantent les créatures.
vendredi 5 juillet 2019
Perdition
« La prière était simple, il suffisait d’aimer. »
Je n’ai fait d’autre choix que de la renfermer,
Cette belle pensée, dans un coffret de fer,
Dont j’ai perdu la clé… dans quelque puits d’enfer.
Je n’ai fait d’autre choix que de la renfermer,
Cette belle pensée, dans un coffret de fer,
Dont j’ai perdu la clé… dans quelque puits d’enfer.
jeudi 4 juillet 2019
Le bon grain
Entre les grains de chapelet, le fil caché
Permit au temps, sous les doigts prompts, de s’épancher
Puis peu à peu le vide seul envahit l’âme
Et ce néant dans ce moment fut le sésame.
Permit au temps, sous les doigts prompts, de s’épancher
Puis peu à peu le vide seul envahit l’âme
Et ce néant dans ce moment fut le sésame.
mercredi 3 juillet 2019
Matou
Poil ras, moustache triomphante et l’œil itou
Mon chat, les oreilles tombantes, est un matou
Qui vit ses jours de bon aloi, dans la lumière.
Il a, mais cela va de soi, l’âme princière.
Mon chat, les oreilles tombantes, est un matou
Qui vit ses jours de bon aloi, dans la lumière.
Il a, mais cela va de soi, l’âme princière.
mardi 2 juillet 2019
Indécision
Je n’aurai pas le temps, suppute l’escargot,
D’aller manger les choux, par-delà les fagots.
La rosée disparaît. Fi du gastéropode.
Il a tergiversé. La vie n’est pas commode.
D’aller manger les choux, par-delà les fagots.
La rosée disparaît. Fi du gastéropode.
Il a tergiversé. La vie n’est pas commode.
lundi 1 juillet 2019
Mouvement perpétuel
Sous la feuille, cachée, la cochenille dort,
Dans son palais nacré, rêvant de l’âge d’or.
Le vent brise léger la touffeur vespérale
Et berce langoureux les couches végétales.
Dans son palais nacré, rêvant de l’âge d’or.
Le vent brise léger la touffeur vespérale
Et berce langoureux les couches végétales.
Inscription à :
Articles (Atom)