L’asphalte à des relents de débâcle et d’enfer
Et les voitures vont, véloces fées de fer.
Antique est le ciel noir, de colère étoilé,
De ténèbres, silence et vacarme mêlés.
vendredi 8 mars 2013
jeudi 7 mars 2013
Métro
Dans la rame, pressé comme paille en javelle,
On va, le corps tenu, l’esprit battant de l’aile.
Un sourire esquissé, dans le fond, mon cœur bat
De l’humaine présence en ample djellaba.
On va, le corps tenu, l’esprit battant de l’aile.
Un sourire esquissé, dans le fond, mon cœur bat
De l’humaine présence en ample djellaba.
mercredi 6 mars 2013
Notes de chevet
Menue, mine de rien, joliment tu t’assois,
Élégante d’estampe en ton obi de soie.
Ton pinceau fin libelle une liste nouvelle,
Aux choses sans valeur, tu fais pousser des ailes.
Élégante d’estampe en ton obi de soie.
Ton pinceau fin libelle une liste nouvelle,
Aux choses sans valeur, tu fais pousser des ailes.
mardi 5 mars 2013
Salon de musique
Odette est là, muette, elle joue du piano,
Sur le tilleul en fleurs pépient quelques moineaux.
Sous la table, je cherche à retenir les notes,
Elles volent frivoles, les anges chuchotent…
Sur le tilleul en fleurs pépient quelques moineaux.
Sous la table, je cherche à retenir les notes,
Elles volent frivoles, les anges chuchotent…
lundi 4 mars 2013
Après la pluie
Encore l’eau des prés ruisselle sur la sente,
Il remonte flic-flac en sandales la pente.
Il est voûté d’avoir trop charrié les ballots
Mais des joies de la terre il a bien eu son lot.
Il remonte flic-flac en sandales la pente.
Il est voûté d’avoir trop charrié les ballots
Mais des joies de la terre il a bien eu son lot.
dimanche 3 mars 2013
Premier cercle
Je suis resté sur Terre alors que les étoiles
Une à une piquaient le velours noir sans voile
Et l’espace et le temps, voraces mêmement,
De l’abyssal chaos tissaient les filaments.
Une à une piquaient le velours noir sans voile
Et l’espace et le temps, voraces mêmement,
De l’abyssal chaos tissaient les filaments.
samedi 2 mars 2013
Étreinte
Je t’ai vue transpirante, aux dernières lueurs,
Tes bras nus constellés de perles de sueur,
Telles des gouttes d’or sur ta peau veloutée.
Je te tiens dans mes bras, le temps s’est arrêté.
Tes bras nus constellés de perles de sueur,
Telles des gouttes d’or sur ta peau veloutée.
Je te tiens dans mes bras, le temps s’est arrêté.
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