Des instants de folie dans tes yeux, dans tes mains
M’ont fait un brin sourire et me sentir gamin,
Tu sais jouer, mutine, avec ta maladresse :
Un voile délicat sur ta rude tendresse.
mardi 19 avril 2016
lundi 18 avril 2016
Apophis
Les crocs sont grand ouverts sur une gueule noire,
Elle est là, la dernière bête des grimoires.
Les dieux sont morts debout. Ce qui rampe survit.
Les temps, de sang, ne sont qu’un immonde lavis.
Elle est là, la dernière bête des grimoires.
Les dieux sont morts debout. Ce qui rampe survit.
Les temps, de sang, ne sont qu’un immonde lavis.
dimanche 17 avril 2016
Vrai
« Y a pas d’âge… », il disait, s’appuyant sur sa canne,
Un regard dans l’ailleurs, moi dans ce lieu, profane,
Une bergeronnette, au bord, accoutumée,
Le fixant d’un œil vif, agile… « pour aimer ».
Un regard dans l’ailleurs, moi dans ce lieu, profane,
Une bergeronnette, au bord, accoutumée,
Le fixant d’un œil vif, agile… « pour aimer ».
samedi 16 avril 2016
Désarmé
Vos sanglots derrière un paravent japonais
Jusqu’à l’autre bout du salon me parvenaient.
J’aurais voulu sécher d’un mouchoir blanc vos larmes,
Encore eût-il fallu que vous n’eussiez pas d’arme.
Jusqu’à l’autre bout du salon me parvenaient.
J’aurais voulu sécher d’un mouchoir blanc vos larmes,
Encore eût-il fallu que vous n’eussiez pas d’arme.
vendredi 15 avril 2016
De ces gris
Soudain je vois jaillir ces nuances de gris,
Qui s’égayent partout dans le parc Montsouris,
L’eau reflète le ciel, et le gris des écorces
Imite les pigeons qui fiers bombent le torse.
Qui s’égayent partout dans le parc Montsouris,
L’eau reflète le ciel, et le gris des écorces
Imite les pigeons qui fiers bombent le torse.
jeudi 14 avril 2016
Éclairage
Le soleil cru glissait sur l’or des mosaïques,
El Djem avait l’ardeur de ses temps archaïques,
À cheval sur un lion, Dyonisos exultait,
Ton absence impossible en ce lieu me hantait.
El Djem avait l’ardeur de ses temps archaïques,
À cheval sur un lion, Dyonisos exultait,
Ton absence impossible en ce lieu me hantait.
mercredi 13 avril 2016
En passant
De vertu je n’ai guère et d’amour un soupçon,
Tel parfum dans cet air au fil de la chanson
Que j’avais fredonnée, quand tu vins sur la place,
Un calicot léger en plein hiver, la classe !
Tel parfum dans cet air au fil de la chanson
Que j’avais fredonnée, quand tu vins sur la place,
Un calicot léger en plein hiver, la classe !
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