De ce qu’il m’a laissé, ce sourire contrit Reste planté tout droit, qui le soir me meurtrit Quand le souvenir vient des jours de nous ensemble, Ému, chuchote encor le feuillage des trembles.
Les bras de la charrette encor au ciel se tendent À la grange d’en bas. Il faut que je t’attende. Un moineau s’est posé qui piaille tout son cœur. J’irai jusqu’au fenil. Les oiseaux sont moqueurs.
Elle tendit ses mains vers les reflets changeants Des vagues de hasard, aussi loin que l’argent De la lune courait. La mer était immense. Elle entra dans les flots de sa désespérance.
Le feuillage est sans âge et la lumière tord L’espace chaotique au fond duquel je dors. Au bord de ma vision, ton corps menu se livre, Étendu sur les feuilles. Il est grand temps de vivre.
L’heure m’est étrangère et la nuit fait écrin Tandis que vers le sol retombe le serein. La petite chevêche en silence s’envole, En ce velours je vais, les astres batifolent.